Bienvenue !

Bonjour à tous, ce blog conte le récit de notre voyage autour du monde d'une année d'avril 2008 à avril 2009 avec le thème : les 7 nouvelles merveilles du monde.

Au programme : Guatemala, Mexique, USA (Miami), Équateur, Pérou, Bolivie, Brésil, Paraguay, Argentine, Uruguay, Chili, île de Pâques, Polynésie française, Nouvelle-Zélande, Fidji, Australie (Sydney), Thaïlande, Birmanie, Laos, Vietnam, Cambodge, Hong-Kong, Macao, Chine, Inde, Népal et Jordanie.

A bientôt, Xavier & Tatiana

lundi 22 décembre 2008

Vang Vieng

Le 22 décembre nous avons pris le VIP bus pour les touristes qui relie Vientiane à Vang Vieng (4h de route). Le bus était une vraie croûte et on s'est demandé ce que pouvait être un bus non VIP.

Vang Vieng est un grand village bordé d'une rivière et d'un paysage montagneux. On y trouve tout ce qu'il faut pour les touristes qui veulent faire la fête. On en a profité pour partir en excursion d'une journée orientée vers les sports nautiques. Déplacement en mini-bus pour aller visiter des grottes. L'une d'elle n'est accessible que par une rivière souterraine que l'on remonte comme des vrais aventuriers, le cul dans l'eau froide, assis sur une vieille chambre à air de camion.

Après un bon lunch, nous avons pris un cayak double pour descendre la rivière jusqu'à Vang Vieng. Nous avons bien fait de choisir cette option, sinon nous aurions du le faire avec la fameuse chambre à air de camion, « tubing » en anglais, et vu le peu de courant, la descente aurait été longue et fastidieuse.

Le clou de la descente est de découvrir les multiples bars de débauche qui jonchent les rives. Des cahutes en bambous, avec une sono à vous perforer les tympans, de l'alcool à ne plus savoir comment l'on s'appelle, et des installations pour les jeunes en manque d'émotions fortes. De quoi nous faire regretter de ne pas avoir 10 ans de moins. J'ai bien sûr testé les installations sportives à disposition, en commençant par le toboggan. Celui-ci ressemble furieusement au tremplin du saut à ski, sauf que l'atterrissage s'effectue en force dans la rivière. Sans parler des multiples sauts de tarzan où les meilleurs bars se disputent le challenge du saut le plus haut accroché au bout d'une corde pour se prendre la plus belle des gamelles.

Je ne vous explique même pas les courbatures que j'avais le lendemain. J'ai bien morflé en constatant que ma condition physique n'était plus vraiment au sommet ;-)

vendredi 19 décembre 2008

Vientiane

Nous avions déjà fait notre visa pour le Laos à Bangkok (même si on peut très bien le faire à la frontière), ce qui nous a permis de passer les deux douanes qui se situent aux extrémités du Pont de l'Amitié qui sépare la Thaïlande et le Laos.

Nous sommes donc arrivés à Vientiane, capitale du Laos, frais et dispos pour découvrir cette nouvelle ville et ce nouveau pays. Ici, tout est légèrement plus cher qu'en Thaïlande et nous avons même eu du mal à trouver facilement et rapidement un hébergement correct à bon prix. Bon, le fait d'arriver un samedi, jour où les gens viennent faire la fête à la capitale, n'a pas forcément aidé nos affaires.

Le centre ville n'est pas immense et on peut aisément parcourir à pied les distances qui séparent les principales attractions de la capitale. On a bien rit en voyant l'influence française encore en vigueur dans le pays. On y trouve énormément d'inscription dans la langue de Molière notamment sur les édifices publiques et les différentes enseignes qui bordent la route.

Nous avons visité les 3 principaux monuments tranquillement en une matinée, après avoir pris un excellent petit-déjeuner à la baguette française (ça fait du bien de retrouver du bon pain). On s'est d'abord baladé du côté du plus vieux temple bouddhiste de la ville n'ayant pas été détruit – Vat Sisaket (cela dit, on commence à être blasés par les temples), puis avons continué vers l'Arc de Triomphe local - Patuxay, avant de terminer au monument le plus connu du Laos, la Stupa That Luang.

Le Myanmar reste pour l'instant encore l'indétronable pays qui consomme le plus de peinture d'or.

On a profité de cette ville sympathique pleine de bons petits restos à l'occidentale avec une nourriture de qualité pour se faire exploser la panse. On a également testé les massages locaux. A savoir, qu'ils sont autant décontractant que les massages thaïlandais ;-)

mercredi 17 décembre 2008

Sukhothaï

Taxi jusqu'au terminal des bus, pour partir à Sukhothaï (6h de bus pour changer), ancien royaume le mieux conservé de Thaïlande.

On a trouvé une ghesthouse dans la verdure avec un très bon restaurant, dans la nouvelle ville de Sukhothaï, le Banthaï Guesthouse. On a pris la navette le lendemain matin pour aller découvrir les ruines. On a loué un vélo avec double selle pour que Tat puisse faire la princesse et reposer son genou encore meurtri. On avait lu tout un blabla comme quoi il fallait se lever tôt pour découvrir les ruines sans les hordes de touristes, mais même après notre grasse mat' on était quasiment seul sur le site, et en deux heures on avait fait le tour.

L'endroit est paisible et les ruines sont encore entourées de douves et de bassins aux fleurs de lotus, laissant imaginer la grandeur du royaume de l'époque.

Nous avons passé encore une nuit sur place avant d'entammer notre marathon des transports pour rejoindre Nong Khaï à la frontière du Laos. On a commencé en tuktuk moto, le songathew (une sorte de moto qui pousse une charrette et pas le contraire comme d'habitude) pour rejoindre la station de bus, puis avons sauté dans un bus local pour Phitsanulok (1h de trajet) ou nous avons pris un bus en meilleur état jusqu'à Udon Thani (7h), puis encore un autre jusqu'à Nong Khaï (1h).

Nong Khaï, ville frontière au bord du Mékong à 20km de Vientiane, recèle de guesthouses où les voyageurs se reposent avant ou après le Laos. Nous conseillons vivement Mut Mee Garden Guesthouse qui contient tout ce que le routard peut souhaiter avec en plus un joli bar-restaurant ouvert sur le Mékong qui donne envie de se prélasser.

vendredi 12 décembre 2008

Bagan

Nous continuons ensuite notre exploration du pays en prenant un bus local sur la route défoncée qui relie Mandalay à Bagan, la cité aux 2'000 pagodes. Shaker de 8h, il faut bien secouer sinon la pulpe elle reste en bas (merci Alain, c'est pas faux !).

On s'attendait à une ville et nous n'avons trouvé que quelques villages au milieu d'un champs de pagodes qui s'étend à perte de vue. Ouaaaah, on était dans un film. Comme des Indianas Jones qui découvrent un cité perdue, mais sans notre fouet, le SM c'est pas pour nous. Durant des siècles, chaque souverain a ajouté une ou plusieurs construction au sein de cette immense plaine pour que nous puissions aujourd'hui admirer les vestiges, pour la plupart encore intacts, d'une civilisation qui nous semble encore bien vivante. A part les voitures d'avant guerre, il nous semble que le mode de vie n'a pas du évoluer beaucoup depuis quelques siècles.

Nous avons entamé notre première journée par une balade en calèche afin de se donner un aperçu des pagodes les plus impressionnantes. Ici, encore très peu de touristes qui constituent l'unique cible sur lesquels les petits vendeurs de souvenirs en surnombre se jettent avidement comme une meute de loups affamés sur un steak bien saignant.

Un peu chiant, il faut le dire, mais toujours le sourire et très sympathiques. On sent que le business ici devient difficile faute de clients. Les stands regorgent de marchandises et les marchands cassent les prix prêts à s'entre-dévorer entre eux. C'est bien la première fois que l'on avait presque honte d'avoir négocié à des prix qui nous semblaient trop bas.

Nous avons dormi au Golden Village Inn, dans une petite résidence constituées de bungalows. Au sein de Nyang Oo, l'un des villages du coin, super spot, avec les infrastructures minimum pour le tourisme : location de vélo, resto propre avec génératrices à cause des coupures de courant de tous les jours (10h d'électricité maxi par jour et pas toujours dans les moments les plus utiles), web qui fonctionne quand le gouvernement ne coupe pas la ligne, et, forcément, quand il y a du courant, ...

Le jour suivant nous avons loué des vélos pour visiter à notre rythme et à notre gré ce lieu magique. De pagode en pagode, nous avons sillonné la plaine par une douce chaleur que l'on ne supportait que sous l'ombre des arbres et grâce à la petite brise procurée par la vitesse fulgurante de nos deux roues.

Lors de la dernière journée dans le coin, nous avons pris une excursion pour aller au Mont Popa (à côté du Mat Moman). Nous avons fait la connaissance de quelques personnes très chouettes et avons même pu constituer une petite communauté francophone sans français, entre belges, luxembourgeois (les premiers depuis le début du voyage, on a de la chance) et suisses. Cependant, nous ne recommandons pas cette excursion. C'est la visite d'un temple au sommet d'une montagne peuplée de singe (des vrais) bien mal éduqués. En gros , ça se transforme en parcours du combattant à pieds nus (site sacré oblige) entre les déjections des primates un tantinet agressifs à notre goût.

Heureusement, on a pu se remettre de nos émotions en rentrant avec une bonne bouffe, bonne bière, bon délire avec nos nouvelles connaissances, on était bien. Tellement bien que nous n'avons pas voulut nous taper 14h de route shaker pour aller jusqu'au Lac Inle et avons acheté des billets d'avion pour le lendemain.

Mandalay

Nous sommes donc partis le lendemain matin pour Mandalay en avion seulement quelques heures après avoir acheté nos billets. L'aéroport se trouve à 1h de voiture de la ville et nous nous sommes donc groupés avec Sven, un allemand, pour partager le taxi. Malheureusement, le « Royal Guesthouse » était complet et nous nous sommes donc rabattus sur le « E.T. Guesthouse » un peu moins sympathique, mais disposant d'un staff tout autant serviable.

On a élu notre QG bouffe au « Lashio Lay » dans un lieu typique et très propre où nous avons excellement bien mangé.

Question visites, on a loué un trishaw avec chauffeur qui pédalait pour nous, afin de faire le tour des principaux monuments de la ville. Le Grand Palais et quelques temples et pagodes absolument magnifiques. Le gouvernement fait payer 10$ par personne pour un billet qui permet plusieurs visites. Pas trop cher vous pensez, mais une vraie fortune pour un local. En un après-midi sur les sites touristiques nous n'avons vu qu'un seul touriste. C'est à la fois étrange et génial de se retrouver seuls blancs au milieu d'une population extrêmement gentille et serviable.

Côté sport, je me suis quand même tapé à pied les 1'700 marches qui montent au temple du sommet de la colline de Mandalay pour apprécier la vue. J'ai dû y prendre l'une de mes plus belles photos d'ailleurs.

Ici les gens sont très gentils avec les touristes. Tous vous sourient, saluent et engagent la conversation dans un anglais hésitant, mais bien meilleurs que la moyenne de nos compatriotes. Ils sont tous très curieux de savoir d'où l'on vient et contrairement à tous les baratins que l'on a pu entendre jusqu'ici, ceux-ci sont sincères ... pour preuve, ils ne veulent rien nous vendre. C'est juste qu'ils sont fondamentalement sympas.

Les gens de l'hôtel nous servaient d'office du tourisme et nous organisaient pour quelques dollars nos futurs transports ou les excursions sur mesure. Nous avons loué pour 20$ la journée un mini pickup Mazda (que j'aurai d'ailleurs bien voulu ramener en Suisse) avec chauffeurs pour nous conduire dans les anciennes cités royales qui encerclent Mandalay.

Journée haute en couleurs, pleines d'images, de senteurs et de rebondissements. En résumé : fabrique de feuilles d'or, fabrique de feuilles de bambous (pour contenir les feuilles d'or) – retour à l'âge de pierre, sculpteurs de bouddhas en marbre, tisseurs, sculpteurs sur bois, repas des moines dans un monastère encerclé par les touristes (l'horreur, on est parti de suite), Amadapura et son pont en tek de plus d'un km, pirogue, calèche pour découvrir les temples d'Inwa, grimpette sur la colline aux pagodes de la ville de Saraing, ...

Ici c'est un retour aux sources. Les gens n'ont pas de machine et se tapent tous les travaux à la mains, y compris la construction des routes ... c'est assez impressionnant à voir d'ailleurs. Les enfants, les femmes et les hommes transportent sur leur tête des tonnes de gravas et font cuire le goudron au bord de la route dans de grandes marmites avant d'en enduire le sol, bonjour les vapeurs toxiques.

C'est le pays avec les pires routes que nous avons connues jusqu'ici et même la Bolivie est reléguée en deuxième position. Ici, il n'y a que les pagodes qui sont entretenues grâce aux offrandes du peuple et du gouvernement pour se faire bien voir de la communauté bouddhiste. Si les mêmes efforts étaient dispensés sur les infrastructures publiques, il est probable que ce magnifique pays comblerait facilement l'écart d'évolution avec ses voisins du sud-est asiatique.

Si le bouddhisme est un courant de pensée, ici c'est une religion, une école, un refuge pour les plus démunis et une véritable institution qui fait vibrer le pays de tout son être. Impressionnant et étrange sentiment de découverte d'un monde à part qui remet en cause les acquis inculqués à travers notre éducation.

Thailande du Nord

Nous avons donc terminé notre tour dans le nord de la Thailande en passant par Chiang Rai et le fameux Triangle d'Or. A Chiang Rai, nous conseillons vivement de loger au Chat House, même s'il n'y a pas trop de chats, qui se trouve être une chouette guesthouse aux prix cassés, et qui plus est tenue par un suisse qui arbore fièrement les écussons des cantons de son pays natal. Chiang Rai est une très bonne base pour découvrir le Triangle d'Or. Des tonnes d'agences vous proposent des excursions, mais malgré tout ce que l'on vous racontera, sachez que l'on peut parfaitement y aller avec les bus locaux pour quelques baths. On vous conseille d'y visiter le « Hall of Opium » magnifique musée très complet créé par la famille royale, à ne pas confondre avec le musée de l'opium. Sinon, à par la vue sur le Mékong et les 3 pays réunis, il n'y a pas grand chose à voir. Faites simplement attention aux horaires des bus, sinon vous risquez de vous retrouver coincé du côté de Soap Ruak.

Le lendemain, nous nous sommes tapés une douzaine d'heures de bus pour revenir à Bangkok. Nous avons été un peu coincé dans les embouteillages causés par les manifestants, mais avons eu encore la chance de pouvoir décoller pour Yangon le 25 novembre de bonne heure.

dimanche 23 novembre 2008

Yangon

Après quelques détours pour atteindre l'aéroport de Bangkok, nous sommes arrivés à bon port et avons eu la chance, une fois de plus, de pouvoir profiter d'un salon VIP (merci Mat) pour nous restaurer avant de prendre notre vol à l'aube.

Arrivée à 8h30 à Yangon ... dans un autre monde. A peine passé le seuil asceptisé de l'aéroport que l'on est déjà transporté. Les hommes portent des jupes et chiquent un espèce de tabac rouge, le bétel (comme en Inde), qui colore les dents et les routes par la même occasion grâce à leurs crachats-raclement-de-gorge dégueulasses permanents. Tant pour les hommes que pour les femmes d'ailleurs. Ca leur donne un sourire de dracula édenté, car la plupart d'entre eux ne peuvent pas prétendre faire un jour partie des pubs pepsodent.

Les femmes quant à elles, s'étallent une sorte de pâte jaune sur le visage pour se protéger du soleil, le tanaka (poudre de racine mélangée à de l'eau). On y découvre toute une palette de dessin au gré de leur humeur.

Une autre petite anecdote concernant la conduite : ils roulent apparemment comme nous à droite, mais ils ont des voitures japonaises avec le volant à droite comme dans les pays où ils conduisent à gauche ... vous me suivez ? Et comme de toute façon ils conduisent tout ce qui roulent encore, peu importe où se trouve le volant.

Nous sommes donc arrivés en taxi dans cette grande ville un peu sale et grouillante de vie où la multitude de pagodes brillent de mille feux sous l'éclat du soleil. On a trouvé un hôtel, bien, mais pas top, dans l'une des petites rues du centre, le Beauty Land II Hôtel. On en a profité pour visiter la pagode de Sule en plein milieu du giratoire qui marque le centre de la ville. On était sous le charme. On était là, à se balader à pieds nus au milieu des pélerins qui venaient se recueillir devant les différentes statues de bouddha, c'était chouette.

On a fait ensuite le tour des quelques agences de voyage du centre avant de se rendre en taxi à l'agence Gulliver Travel (www.gulliver-birmanie.com). On hésitait à louer une voiture avec chauffeur pour 12 jours (~700$), mais en discutant avec Franck (un français très sympa), nous avons appris que les routes étaient en piteux état après la mousson et que les heures de voyage risquaient d'être éprouvantes. Nous avons donc planifié le tour suivant : Yangon-Mandalay en avion (1h de vol au lieu de 19h de bus), Mandalay-Bagan en bus (8h de bus), Bagan-Heho-Lac Inle et Lac Inle-Yangon.

Nous avons donc quitté Yangon à peine 24h après être arrivés. Nous avons juste eu le temps de découvrir la vie nocturne qui se déroule sur le trottoir à la lueur des bougies, car dans toute la Birmanie, l'électricité n'est pas permanente et le pays subit plusieurs coupures de courant par jour sans avertissements préalables selon les caprices du gouvernement. On s'habitue donc très vite au doux ronronnement des immenses génératrices d'avant guerre qui campent devant les différents établissements. Et ça se passe dans la capitale ! On vous laisse donc imaginer le reste ... vive les lampes de poche !

dimanche 16 novembre 2008

Chiang Mai

Après 15h de train-couchettes, nous sommes arrivés à destination. Les trains ne vont vraiment pas vite dans le coin. Nous nous sommes mis en quête d'un hôtel et avons atterris dans une auberge du nom de « Same Same 2 », car la fameuse Julie Guesthouse était pleine à craquer. Les prix ici sont moitiés moins chers qu'à Bangkok (11 CHF pour une chambre double avec sdb).

Nous avons visité un peu la ville, puis j'en ai profité pour me faire faire des costumes ... ben oui, on ne sait jamais, ça peut toujours servir en rentrant … sur un malentendu je pourrais me retrouver derrière un bureau.

On a visité le Night Bazar qui recèle de babioles adorées des touristes et avons profité de tester les bioubious locaux pour nous remplir la panse.

On a effectué un cours de cuisine thaï sur une journée avec 6 plats à choix par personne à l’école « Pad Thai ». On s'est bien éclaté en commençant le cours au marché pour acheter les produits frais avant de nous atteler aux fourneaux. A la fin de la journée, on en pouvait plus. Notre ventre allait éclater, car nous mangions tout ce que nous cuisinions, mais ça valait le coup.

Nous sommes aussi partis en trek de 2 jours dans les collines à l'ouest de Chiang Mai, direction Myanmar. Un groupe sympa composé de 3 autres couples : espagnols, hollandais et chinois (le dernier est resté un peu à part). 1h30 de pick-up avant la visite de villages pour touristes (style Ballenberg, mais avec les indigènes en plus) avec différentes ethnies, comme les femmes-girafes, les karen, et bien d'autres dont j'ai déjà oublié le nom. En fin de compte ça faisait un peu tristounet, car on aurait dit un zoo humain.

Nous avons eu droit au lunch avant d'entamer 3h de grimpette en pleine jungle … on a plus d’entraînement. Tout ceci pour arriver à notre campement à côté d'un village de paysans. Le soir, ils ont tué le poulet devant nous pour nous préparer à manger ... au moins c'était frais ! Logement très simple (voir les photos) et une nuit relativement calme. On a par contre eu de la chance, car 2 semaines avant le thermomètre oscillait entre 0 et 5°C.

Le lendemain, nous avons encore marché, mais en descente cette fois-ci, pour aller faire une balade en éléphant. Très cool, juste un conseil : ne pas être en short pour monter à cru derrière la tête de la bête, car elle a le poil dru et ça pique !

On a ensuite continué la balade où le guide nous a montré comment trouver une mygale enterrée dans son terrier, lui enlever ses crochets à venin, la tuer, puis la faire cuire sur un sentier de randonnée juste assez large pour laisser passer une personne. Au début, on était plutôt réticent à goûter ce truc et on ne prenait pas le guide au sérieux, mais pour finir on s'est quand même laissé tenter. Ben, à notre grand étonnement ce n'est pas si dégueulasse ... et tout se mange. Puis, on s'est arrêté pour manger un vrai repas sans truc bizarre dedans.

L'après-midi était sous le thème de l'eau, car nous avons été faire du rafting, puis du bateau dans une espèce d'embarcation en bambous qui flottait péniblement à 20cm sous la surface. Petite glace bien méritée pour terminer, puis retour à Chiang Mai.

Belle excursion avec l’agence de voyage Panda Tour où l'on s'est vraiment bien marré pour moins de 50 CHF par personne ... qui dit mieux ?

Vous pouvez trouver dès aujourd'hui toutes les photos des Fidjis, de Sydney et de la Thaïlande sur le blog. En plus si vous regardez bien dans la colonne de gauche, on y a fait quelques petites modifs ...

Aujourd'hui, le 21 novembre, nous partons pour Chian Rai dans le but de visiter le Triangle d'Or qui marque la frontière de la Thaïlande, du Laos et du Myanmar (ex-Birmanie). Plaque tournante de l'opium qui constitue l'or blanc tant convoité dans cette région.

Le 25 novembre, nous prenons l'avion pour Yangon au Myanmar l'un des pays les plus fermé du monde. Nous avons entendu qu'internet y est pratiquement inexistant et que les téléphones mobiles sont soumis à autorisation du gouvernement (que nous n'avons pas bien sûr). Ne vous inquiétez donc pas si vous ne recevez pas de news !

Tat va passer son anniversaire dans ce pays qui semble être magnifique et préservé. Nous rentrons le 9 décembre à Bangkok pour la suite du voyage.

samedi 8 novembre 2008

Bangkok

Nous sommes arrivés dans la capitale de la Thaïlande le 8 novembre et y sommes restés quelques jours pour prendre nos marques. Nous avons pu commencer nos premières négociations asiatiques à 1h du matin avec le chauffeur de taxi qui ne parlait pas un mot d'anglais et qui nous emmenait au centre ville.

On nous avait recommandé l'hôtel Rambuttri Village Inn avec piscine sur le toit, très bien situé au coeur du quartier des backpackers (merci aux autrichiens rencontrés aux Fidjis). Ici, même tard, la vie bat son plein et nous avons pu avoir l'une des rares chambres avec ventilo pour moins de 20 CHF (toutes les autres étant avec AC et plus chères).

On en a profité pour décompresser et se balader à notre rythme dans cette gigantesque fourmilière de 10 millions d'habitants. On peut utiliser un tuk-tuk (moto à 3 roues avec banquette et toit à l'arrière) pour se déplacer, mais on s'aperçoit vite qu'avoir la tête au niveau des pots d'échappement en pleine circulation n'est pas vraiment top. Pour le même prix, on préfère les taxis-meter (il faut bien demander taxi-meter au chauffeur, sinon celui-ci vous fera payer plus cher sans enclencher le compteur) qui nous préserve de la pollution, de la chaleur (clim oblige) et de la conduite sportive des chauffeurs de tuk-tuk.

Les soirées étaient très chouettes dans notre quartier, car nous avions des restos, des bars et des cybercafés juste en bas de l'hôtel. Nous avons eu l'occasion de rencontrer un groupe de 3 français (Laurent, Camille et Christophe) qui font du business depuis quelques années avec des produits thaïlandais importés en France. Grâce à eux, habitués du coin, nous avons pu redécouvrir les crêpes au chocolat et les cocktails à bon prix.

On a également eu la chance de retrouver des ptits genevois, Yannick et Alexandra, qui venaient passer leurs vacances. On en a profité pour se faire une croisière sur les canaux de Tonburi tout en s'arrêtant pour visiter un espèce de zoo qui faisait peur à voir, avec show de serpents plutôt impressionnant, des quartiers pauvres et des temples. On les remercie d'ailleurs en passant d'avoir joué aux facteurs last-minute.

Après leur départ, nous avons continué la visite de la ville avec notamment le Bouddha Couché et le Grand Palais. Ce dernier est absolument grandiose et je me suis gavé avec les photos. J'ai peut-être même abusé avec toutes celles que j'ai mis sur le blog ... à vous de juger.

Nous avons du prendre pas mal de temps pour nous renseigner sur les différentes paperasses administratives à remplir pour faire nos différents visas. A savoir qu'il faut 6 jours ouvrables et environ 70 CHF pour faire un visa pour le Myanmar et 2-3 jours ouvrables pour un visa pour le Laos à 50 CHF. Nous étions donc content d'avoir prévu large avec le timing de notre vol pour le Myanmar. Sur les conseils de l'ambassade Suisse, nous avons laissé une agence de voyage se charger de tout ça pour nous.

Comme nous avions une intervalle de 2 semaines avant notre prochain vol, nous avons étudié différentes alternatives d'escapades sans sortir de Thaïlande ... eh oui, nous n'avions pas de passeports et donc pas la possibilité de sortir du pays.

Nous avons hésité à nous taper 14h de voyage pour aller faire la bamboule à la fullmoon party du 12 novembre sur une île au nord de Ko Samui, mais au vu de la météo peu clémente (la mousson se terminait par là-bas, nous avons préféré rester plus proche de Bangkok. Nous avons assisté à la fête des lumières (Loy Krathong Festival), puis avons porté notre choix sur l'île de Ko Samet. Une petite île passablement touristique au sud de Pattaya et à environ 5h30 de trajet de Bangkok (bus et bateau).

Nous sommes donc arrivés un vendredi après-midi à Ko Samet sans réservation. Nous avons suivi les bons conseils du guide du routard, mais les hôtels sélectionnés étaient pleins. Nous avons donc marché avec nos gros sacs pendant un petit moment avant de trouver un hôtel qui nous plaisait sur une petite plage de sable. Chambre avec ventilo correcte, mais sans plus avec par contre une terrasse magnifique les pieds dans le sable.

On a profité de bien manger et de bien boire en se prélassant dans ce petit coin encore moyennement préservé. Malheureusement, le samedi, nous avons vu arriver sur les plages avoisinantes les hordes de touristes, même locaux, qui venait passer le week-end sur l'île ... fini le calme.

On est reparti le lundi matin pour Bangkok et avons réserver directement un train de nuit pour Chiang Mai. Suite au prochain épisode.

samedi 1 novembre 2008

Du côté des koalas

Nous sommes donc arrivés à le samedi 1er novembre vers 23h à Sydney. L'aéroport était vide. Plus un shuttle, que quelques taxis qui attendaient les clients qui tardaient à venir. On a donc sauté dans le premier taxi et avons mis 45 minutes pour rejoindre le centre ville, car vous savez quoi ... il y avait de la circulation !!!

C'était un truc de fous, les rues étaient bondées de monde. On ne s'y attendait pas trop, même si nous logions dans le quartier festif de Sydney, Kings Cross. Entre les midinettes qui se pressaient à la porte des bars et des discothèques, et les professionnelles qui travaillaient pignon sur rue, nous aurions pu croire à une crise du tissu, car celles-ci étaient à peine plus vêtues qu'à la plage. J'ai bien essayé de prendre des photos pour illustrer mon récit, mais en vue d'éviter un scandale conjugal j'ai été sommé de m'en abstenir.

Nous logions donc au D Lux Budget Hotel, au centre d'un quartier vivant. Notre chambre était calme et propre ... eh oui, on y croyait pas non plus vu les alentours, mais c'est possible.

Nous avons pu profiter de Sydney dans toute sa splendeur en nous baladant tout le dimanche avant de retrouver Yvan et Valérie (le couple de français rencontré en Polynésie et revu en Nouvelle-Zélande). Nous avons passé deux jours avec eux avant de continuer notre semaine en solo.

Voici un avant goût de nos virées : le magnifique aquarium et le mini-zoo de Darling Harbour, la Sydney Tower, un concert de Mozart à l'opéra tant réputé pour son architecture en forme de coquillage, une rando dans les BlueMountains (à 2h de train de la ville), une balade à Manly Beach et une mini virée à Bondy Beach qui s'est terminée sous la pluie.

En gros, Sydney est une ville où il fait bon vivre, on y trouve de l'excellente viande, du bon pinard et de sa température parfaite pour un printemps qui ne ressemble pas à ceux de chez nous.

La suite se déroule à partir du 8 novembre avec notre arrivée au pays du sourire ou des ping-pong shows pour ceux qui préfèrent, soit la Thaïlande pour ceux qui n'avaient rien compris.