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Bonjour à tous, ce blog conte le récit de notre voyage autour du monde d'une année d'avril 2008 à avril 2009 avec le thème : les 7 nouvelles merveilles du monde.

Au programme : Guatemala, Mexique, USA (Miami), Équateur, Pérou, Bolivie, Brésil, Paraguay, Argentine, Uruguay, Chili, île de Pâques, Polynésie française, Nouvelle-Zélande, Fidji, Australie (Sydney), Thaïlande, Birmanie, Laos, Vietnam, Cambodge, Hong-Kong, Macao, Chine, Inde, Népal et Jordanie.

A bientôt, Xavier & Tatiana

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vendredi 26 décembre 2008

Golden Rock

De retour à Yangon, nous avons visité la plus grande et plus hallucinante des pagodes, la pagode de Shwedagon. Des tonnes d'or et de milliers de pierres précieuses recouvrent la stupa principale qui nous éblouit sous le soleil de midi. L'entrée n'est payante que pour les étrangers ... comme d'hab. On nous a même couru après pour être certain que l'on s'aquitte de nos 5$ de taxe, une vraie fortune vu le niveau de pauvreté du pays.

Le soir, nous avons été invité chez Frank et Thida de l'agence Gulliver Travel. Frank, un français expatrié marié à une birmane, nous a fait découvrir les délicieuses spécialités locales dans leur nouvel appartement. Un petit couple fort sympathique qui nous aura permis de bien terminer notre séjour à Yangon.

Le lendemain, nous sommes partis directement pour le Rocher d'Or ou Golden Rock (à prononcer « oden ock » pour être compris des locaux!), haut lieu de pèlerinage bouddhiste. Quasiment une heure de taxi pour rejoindre le terminal des bus, puis 5h de bus au milieu des champs, des troupeaux de buffles ... un joli spectacle.

On a passé la nuit dans un village (au Sea Sar Guesthouse), avant de se lever à 5h pour prendre l'un des premier camion qui montent au pied du Rocher d'Or. On s'est retrouvé à presque 50 personnes à se tenir chaud sur le pont arrière d'un camion pendant une heure par une fraîche matinée. Ensuite, une petite marche d'une heure en montée avec les pèlerins. A part, Gigi et Catherine (deux françaises rencontrées la veille), nous étions les seuls occidentaux dans les parages.

Les locaux semblaient tellement amusés de nous voir que les rôles se sont inversés et que nous sommes devenus les bêtes de foire. Ils voulaient tous nous prendre en photos. C'était plutôt comique.

Une fois arrivé au somment, les agents du gouvernement nous ont gentiment demandé de payer la taxe d'entrée pour nous et notre appareil photo en tant qu'étranger. Je me demande quelle gueule ferait les touristes à Genève si on instaurait une taxe pour les étrangers où si l'on doublait les prix pour eux.

Le Rocher d'Or est un gros bloc de pierre en équilibre au bord d'une falaise avec une petite stupa sur son sommet, le tout peint couleur or (le hasard comme par hasard). Ici, ça prie dans tous les sens et les hommes (car certaines parties sont interdites aux femmes) vont coller des feuilles d'or sur le rocher, comme sur les bouddhas des grands temples.

On a pris quelques photos en sniper (la taxe appareil photo n'ayant pas été payée), puis avons pris le chemin du retour directement jusqu'à Yangon.

Lac Inle

Voyage en avion de Bagan au Lac Inle avec nos amis belges, Philippe et Cécile, que l'on salue au passage.

Aujourd'hui, le 3 décembre, c'est l'anniversaire de Tatiana, et également la Saint-Xavier, il faut quand même le souligner. Nous avons loué une pirogue avec capitaine pour la journée afin de nous balader sur le lac. Réveillés à l'aube, nous avons traversé le lac Inle dans sa longueur (60km) avec quelques couvertures sur le dos, car il faisait bien froid. Nous nous sommes rendus à l'un des marchés du lac où nous étions les seuls touristes et là encore, nous avons eu droit à de magnifiques images.

C'est sur ce lac que les pêcheurs inthas ont inventé une nouvelle manière de ramer en se tenant debout sur une jambe et en ramant avec l'autre afin d'avoir les mains libres pour manier leurs filets. Spectacles uniques d'échassiers humains plantés au bout de leur pirogue dans la brume matinale. En mettant pied à terre, nous avons également eu la chance d'observer les chars à boeufs amener les marchandises destinées à la vente au marché.

On a même découvert les casinos locaux : des dés géants lâchés au milieu d'une foule de parieurs qui rêvent de faire fortune et tentent de divertir leur quotidien une fois par semaine.

Nous avons goûté à quelques spécialités locales, à même le sol, préparées par des mamies un peu flétrie par le temps et la vie de la campagne ... et en plus on a pas été malades ! Notre estomac ne semble plus aussi fragile qu'au début du voyage ! Peut-être que Tatiana pourra enfin manger la nourriture de la cafétéria de l'hôpital en rentrant ;-)

Dans l'après-midi, nous avons laissé Philippe et Cécile rentrer en pirogue, alors que nous prenions possession de notre bungalow sur pilotis (Shwe Inn Tha) réservé pour cette occasion. Merci aux thaïlandais d'avoir bloqué l'aéroport de Bangkok, nous avons eu l'hôtel quasiment pour nous tout seul. Cadre paradisiaque, bungalow exceptionnel ... ça fait du bien de se retrouver dans un peu de luxe de temps en temps. D'ailleurs, on remarque que plus le temps passe, plus on a besoin de confort.

Après cette petite pause, nous sommes redescendus de notre nuage. Une journée de visite sur le lac et dans les terres pour découvrir différents types d'artisanats (fabrique d'ombrelles, d'extraction d'argent, de soie, de papier saa, ...) et le fameux monastère des chats sauteurs où les moines apprenaient aux chats à sauter à travers un cerceau, qui n'est plus aujourd'hui qu'un attrape touristes supplémentaire.

Retour à la capitale en avion avant de repartir pour une dernière visite au Myanmar.

vendredi 12 décembre 2008

Bagan

Nous continuons ensuite notre exploration du pays en prenant un bus local sur la route défoncée qui relie Mandalay à Bagan, la cité aux 2'000 pagodes. Shaker de 8h, il faut bien secouer sinon la pulpe elle reste en bas (merci Alain, c'est pas faux !).

On s'attendait à une ville et nous n'avons trouvé que quelques villages au milieu d'un champs de pagodes qui s'étend à perte de vue. Ouaaaah, on était dans un film. Comme des Indianas Jones qui découvrent un cité perdue, mais sans notre fouet, le SM c'est pas pour nous. Durant des siècles, chaque souverain a ajouté une ou plusieurs construction au sein de cette immense plaine pour que nous puissions aujourd'hui admirer les vestiges, pour la plupart encore intacts, d'une civilisation qui nous semble encore bien vivante. A part les voitures d'avant guerre, il nous semble que le mode de vie n'a pas du évoluer beaucoup depuis quelques siècles.

Nous avons entamé notre première journée par une balade en calèche afin de se donner un aperçu des pagodes les plus impressionnantes. Ici, encore très peu de touristes qui constituent l'unique cible sur lesquels les petits vendeurs de souvenirs en surnombre se jettent avidement comme une meute de loups affamés sur un steak bien saignant.

Un peu chiant, il faut le dire, mais toujours le sourire et très sympathiques. On sent que le business ici devient difficile faute de clients. Les stands regorgent de marchandises et les marchands cassent les prix prêts à s'entre-dévorer entre eux. C'est bien la première fois que l'on avait presque honte d'avoir négocié à des prix qui nous semblaient trop bas.

Nous avons dormi au Golden Village Inn, dans une petite résidence constituées de bungalows. Au sein de Nyang Oo, l'un des villages du coin, super spot, avec les infrastructures minimum pour le tourisme : location de vélo, resto propre avec génératrices à cause des coupures de courant de tous les jours (10h d'électricité maxi par jour et pas toujours dans les moments les plus utiles), web qui fonctionne quand le gouvernement ne coupe pas la ligne, et, forcément, quand il y a du courant, ...

Le jour suivant nous avons loué des vélos pour visiter à notre rythme et à notre gré ce lieu magique. De pagode en pagode, nous avons sillonné la plaine par une douce chaleur que l'on ne supportait que sous l'ombre des arbres et grâce à la petite brise procurée par la vitesse fulgurante de nos deux roues.

Lors de la dernière journée dans le coin, nous avons pris une excursion pour aller au Mont Popa (à côté du Mat Moman). Nous avons fait la connaissance de quelques personnes très chouettes et avons même pu constituer une petite communauté francophone sans français, entre belges, luxembourgeois (les premiers depuis le début du voyage, on a de la chance) et suisses. Cependant, nous ne recommandons pas cette excursion. C'est la visite d'un temple au sommet d'une montagne peuplée de singe (des vrais) bien mal éduqués. En gros , ça se transforme en parcours du combattant à pieds nus (site sacré oblige) entre les déjections des primates un tantinet agressifs à notre goût.

Heureusement, on a pu se remettre de nos émotions en rentrant avec une bonne bouffe, bonne bière, bon délire avec nos nouvelles connaissances, on était bien. Tellement bien que nous n'avons pas voulut nous taper 14h de route shaker pour aller jusqu'au Lac Inle et avons acheté des billets d'avion pour le lendemain.

Mandalay

Nous sommes donc partis le lendemain matin pour Mandalay en avion seulement quelques heures après avoir acheté nos billets. L'aéroport se trouve à 1h de voiture de la ville et nous nous sommes donc groupés avec Sven, un allemand, pour partager le taxi. Malheureusement, le « Royal Guesthouse » était complet et nous nous sommes donc rabattus sur le « E.T. Guesthouse » un peu moins sympathique, mais disposant d'un staff tout autant serviable.

On a élu notre QG bouffe au « Lashio Lay » dans un lieu typique et très propre où nous avons excellement bien mangé.

Question visites, on a loué un trishaw avec chauffeur qui pédalait pour nous, afin de faire le tour des principaux monuments de la ville. Le Grand Palais et quelques temples et pagodes absolument magnifiques. Le gouvernement fait payer 10$ par personne pour un billet qui permet plusieurs visites. Pas trop cher vous pensez, mais une vraie fortune pour un local. En un après-midi sur les sites touristiques nous n'avons vu qu'un seul touriste. C'est à la fois étrange et génial de se retrouver seuls blancs au milieu d'une population extrêmement gentille et serviable.

Côté sport, je me suis quand même tapé à pied les 1'700 marches qui montent au temple du sommet de la colline de Mandalay pour apprécier la vue. J'ai dû y prendre l'une de mes plus belles photos d'ailleurs.

Ici les gens sont très gentils avec les touristes. Tous vous sourient, saluent et engagent la conversation dans un anglais hésitant, mais bien meilleurs que la moyenne de nos compatriotes. Ils sont tous très curieux de savoir d'où l'on vient et contrairement à tous les baratins que l'on a pu entendre jusqu'ici, ceux-ci sont sincères ... pour preuve, ils ne veulent rien nous vendre. C'est juste qu'ils sont fondamentalement sympas.

Les gens de l'hôtel nous servaient d'office du tourisme et nous organisaient pour quelques dollars nos futurs transports ou les excursions sur mesure. Nous avons loué pour 20$ la journée un mini pickup Mazda (que j'aurai d'ailleurs bien voulu ramener en Suisse) avec chauffeurs pour nous conduire dans les anciennes cités royales qui encerclent Mandalay.

Journée haute en couleurs, pleines d'images, de senteurs et de rebondissements. En résumé : fabrique de feuilles d'or, fabrique de feuilles de bambous (pour contenir les feuilles d'or) – retour à l'âge de pierre, sculpteurs de bouddhas en marbre, tisseurs, sculpteurs sur bois, repas des moines dans un monastère encerclé par les touristes (l'horreur, on est parti de suite), Amadapura et son pont en tek de plus d'un km, pirogue, calèche pour découvrir les temples d'Inwa, grimpette sur la colline aux pagodes de la ville de Saraing, ...

Ici c'est un retour aux sources. Les gens n'ont pas de machine et se tapent tous les travaux à la mains, y compris la construction des routes ... c'est assez impressionnant à voir d'ailleurs. Les enfants, les femmes et les hommes transportent sur leur tête des tonnes de gravas et font cuire le goudron au bord de la route dans de grandes marmites avant d'en enduire le sol, bonjour les vapeurs toxiques.

C'est le pays avec les pires routes que nous avons connues jusqu'ici et même la Bolivie est reléguée en deuxième position. Ici, il n'y a que les pagodes qui sont entretenues grâce aux offrandes du peuple et du gouvernement pour se faire bien voir de la communauté bouddhiste. Si les mêmes efforts étaient dispensés sur les infrastructures publiques, il est probable que ce magnifique pays comblerait facilement l'écart d'évolution avec ses voisins du sud-est asiatique.

Si le bouddhisme est un courant de pensée, ici c'est une religion, une école, un refuge pour les plus démunis et une véritable institution qui fait vibrer le pays de tout son être. Impressionnant et étrange sentiment de découverte d'un monde à part qui remet en cause les acquis inculqués à travers notre éducation.

dimanche 23 novembre 2008

Yangon

Après quelques détours pour atteindre l'aéroport de Bangkok, nous sommes arrivés à bon port et avons eu la chance, une fois de plus, de pouvoir profiter d'un salon VIP (merci Mat) pour nous restaurer avant de prendre notre vol à l'aube.

Arrivée à 8h30 à Yangon ... dans un autre monde. A peine passé le seuil asceptisé de l'aéroport que l'on est déjà transporté. Les hommes portent des jupes et chiquent un espèce de tabac rouge, le bétel (comme en Inde), qui colore les dents et les routes par la même occasion grâce à leurs crachats-raclement-de-gorge dégueulasses permanents. Tant pour les hommes que pour les femmes d'ailleurs. Ca leur donne un sourire de dracula édenté, car la plupart d'entre eux ne peuvent pas prétendre faire un jour partie des pubs pepsodent.

Les femmes quant à elles, s'étallent une sorte de pâte jaune sur le visage pour se protéger du soleil, le tanaka (poudre de racine mélangée à de l'eau). On y découvre toute une palette de dessin au gré de leur humeur.

Une autre petite anecdote concernant la conduite : ils roulent apparemment comme nous à droite, mais ils ont des voitures japonaises avec le volant à droite comme dans les pays où ils conduisent à gauche ... vous me suivez ? Et comme de toute façon ils conduisent tout ce qui roulent encore, peu importe où se trouve le volant.

Nous sommes donc arrivés en taxi dans cette grande ville un peu sale et grouillante de vie où la multitude de pagodes brillent de mille feux sous l'éclat du soleil. On a trouvé un hôtel, bien, mais pas top, dans l'une des petites rues du centre, le Beauty Land II Hôtel. On en a profité pour visiter la pagode de Sule en plein milieu du giratoire qui marque le centre de la ville. On était sous le charme. On était là, à se balader à pieds nus au milieu des pélerins qui venaient se recueillir devant les différentes statues de bouddha, c'était chouette.

On a fait ensuite le tour des quelques agences de voyage du centre avant de se rendre en taxi à l'agence Gulliver Travel (www.gulliver-birmanie.com). On hésitait à louer une voiture avec chauffeur pour 12 jours (~700$), mais en discutant avec Franck (un français très sympa), nous avons appris que les routes étaient en piteux état après la mousson et que les heures de voyage risquaient d'être éprouvantes. Nous avons donc planifié le tour suivant : Yangon-Mandalay en avion (1h de vol au lieu de 19h de bus), Mandalay-Bagan en bus (8h de bus), Bagan-Heho-Lac Inle et Lac Inle-Yangon.

Nous avons donc quitté Yangon à peine 24h après être arrivés. Nous avons juste eu le temps de découvrir la vie nocturne qui se déroule sur le trottoir à la lueur des bougies, car dans toute la Birmanie, l'électricité n'est pas permanente et le pays subit plusieurs coupures de courant par jour sans avertissements préalables selon les caprices du gouvernement. On s'habitue donc très vite au doux ronronnement des immenses génératrices d'avant guerre qui campent devant les différents établissements. Et ça se passe dans la capitale ! On vous laisse donc imaginer le reste ... vive les lampes de poche !