Bienvenue !

Bonjour à tous, ce blog conte le récit de notre voyage autour du monde d'une année d'avril 2008 à avril 2009 avec le thème : les 7 nouvelles merveilles du monde.

Au programme : Guatemala, Mexique, USA (Miami), Équateur, Pérou, Bolivie, Brésil, Paraguay, Argentine, Uruguay, Chili, île de Pâques, Polynésie française, Nouvelle-Zélande, Fidji, Australie (Sydney), Thaïlande, Birmanie, Laos, Vietnam, Cambodge, Hong-Kong, Macao, Chine, Inde, Népal et Jordanie.

A bientôt, Xavier & Tatiana

lundi 30 mars 2009

Pokhara

On est retourné au Butterfly Lodge de Pokhara, à côté, du lac pour nous reposer quelques jours dans leur joli petit jardin. C'était bien mérité. Il faisait bon chaud et il ne pleuvait pas.

Pokhara est une petite ville chaleureuse où il fait bon se promener en faisant du lèche-vitrine pour se remettre de nos efforts. On en a profité pour manger de la viande et boire du vin rouge ... c'est vous dire si le coin se laisse apprécier !

Histoire de rester romantique, j'ai emmené Tatiana faire un tour en barque sur le lac. Elle préfère quand même quand c'est moi qui rame.

On y a également retrouvé internet et nous avons pu mettre à jour ce blog qui avait été un peu trop délaissé ces derniers temps.

Demain, on retourne à la capitale pour découvrir en 3 jours la vallée de Katmandou avant de prendre l'avion pour Delhi, puis pour Amman, en Jordanie, notre dernière étape.

vendredi 20 mars 2009

Trek des Annapurnas

Nous avons passé une nuit à Pokhara, où nous avons laissé le gros de nos affaires, puis nous sommes partis pour notre trek avec Valérie & Ivan.

Le trek débute à Nayapul à 2h de voiture de la Pokhara. A partir d'ici, plus de véhicules à moteur, plus de bruit, le silence de la montagne rien que pour nous.

Le chemin est très bien indiqué. On se croirait plus sur une petite route pavée qui sillonne la montagne que sur un chemin de randonnée, mais au moins, il n'y a pas possibilité de se perdre. En plus, tous les gens sont super sympas et nous donne gentiment tous les renseignements nécessaires.

On a fait une moyenne de 6h de marche par jour, pas facile de se remettre au sport sans entraînement après 11 mois le cul collé sur les sièges de bus. Nous n'avons pas eu de chance avec le temps. Il n'avait pas plu depuis 7 mois, et le hasard comme par hasard, nous avons eu droit à la pluie, la grêle et la neige, pendant les 10 jours de trek. Heureusement, la pluie arrivait rarement avant midi et nous avons appris à nous lever très tôt (tout le temps avant 6h), pour parcourir un maximum de chemin au sec.

Sur le parcours, on trouve beaucoup de « lodges », auberges de montagne, pour se loger et se restaurer. La nuitée en chambre double coûte entre 1 et 2€, on y croyait même pas. C'est par contre sur la nourriture, qu'ils doivent faire venir à dos d'hommes ou à dos d'ânes, qu'ils prennent une petite marge. On a toujours très bien et beaucoup mangé pour prendre des forces. On se couchait rarement après 20h pour arriver à se lever tôt et assumer une journée de marche malgré les courbatures de la veille. A la fin, on ne sentait plus rien. Nos muscles s'étaient fait à ce rythme.

On a fait un petit détour par Ghorepani afin d'aller admirer la vue sur les Annapurnas depuis Poon Hill, 3'200m, à 5h du matin.

Au long du parcours, on arrêtait pas de monter et descendre, de sommets en sommets, de vallées en vallées. Il y avait parfois des escaliers interminables dont on ne semblait jamais arriver à bout. Je suis encore étonné et fier que Tatiana se soit tapé les 10 jours de trek jusqu'à la fin.

Après 6 jours de marche nous avons atteint le Machhapurre Base Camp (MBC), 3'700m, et il s'est mis à neiger. Nous avons attendu deux nuits dans un lodge sympathique (2s°C la nuit dans la chambre) que le temps s'améliore pour monter à ABC, 4'130m, à 6h du matin dans la neige fraîche. On avait nos baskettes Salomon toutes neuves (merci beau-papa) qui se remplissaient de neige, mais on s'en fichait, on voyait le soleil se lever sur la chaîne des Annapurnas, c'était un spectacle à couper le souffle. Le ciel était, pour la première fois, totalement dégagé et on en a profité à fond.

Nous avons pris notre petit déj à ABC sur une terrasse entourée d'un cirque de montagnes s'élevant pour certaines à plus de 8'000m, c'était dingue. On est redescendu directement en faisant bien attention aux avalanches. Après deux jours de marche, nous avons pu aller nous détendre dans des sources d'eau chaude avant de continuer et rejoindre la civilisation. On était crevé.

mardi 17 mars 2009

Katmandou

Le 17 mars, nous avons pris notre vol depuis Varanasi pour Katmandou. C'était le chaos dans l'aéroport. Avec une poignée d'autres touristes, nous attendions de pouvoir effectuer le check-in depuis environ 2h. Les représentants d'Air India n'étaient pas stressés. Le système informatique était en panne et ils s'y sont pris à la dernière minute pour émettre des tickets à la main, alors que des groupes de touristes assistés par leurs guides passaient entre les mailles du filet.

Nous étions contents de quitter l'Inde. C'est un pays magnifique, mais très prenant, voir même étouffant au bout d'un moment.




D'ailleurs, comme nous le dise les népalais, « INDIA » c'est :

I
N ever
D o
I t
A gain

Tandis que le « NEPAL » c'est :

N ever
E nding
P eace
A nd
L ove

Pour certains côtés c'est assez juste.

Nous sommes donc arrivés sans encombre à Katmandou où nous avons pu faire nos visas à l'aéroport avant qu'une voiture de notre petit hôtel vienne nous chercher. Valérie & Ivan qui étaient déjà sur place, nous avait arrangé le transport et l'hôtel pour que l'on se retrouve plus facilement.

Nous avons payé une misère pour la nuitée et le transport, soit l'équivalent de 8$. Katmandou est une petite ville très polluée, mais que nous avons tout de suite adoptée après notre séjour en Inde. On y retrouve une ambiance routarde avec toutes les facilités pour les touristes et surtout une quantité phénoménale de magasins de matériel et vêtements de montagne. On ne savait plus où donner de la tête, on voulait tout acheter. Ici, c'est le Paradis des trekkeurs. On a quand même acheté deux sacs de couchage pour mieux supporter le froid dans les refuges de montagne, la place dans nos sacs étant restreintes.

On a ensuite retrouvé Val & Ivan pour l'apéro avec lesquels on s'est mis d'accord sur un potentiel itinéraire de trek. On a hésité sur le tour des Annapurnas de 17 jours, mais nous nous sommes, pour finir, fixé sur un trek d'une dizaine de jours qui nous menait au coeur des montagnes, l'Annapurna Base Camp, dit ABC.

Après avoir préparé notre matériel, acheté les cartes du parcours et pris des renseignements à gauche et à droite, nous étions prêts à partir. Nous avons choisi l'option de ne prendre ni guide, ni porteur, après nous être assurés qu'il n'y avait pas de difficultés majeures, et nous avons bien fait. Avant de partir, il faut passer au bureau des treks, où des fonctionnaires qui travaillent parfois entre les pauses, prennent un temps fou pour établir un permis de trek, ainsi qu'une autorisation de trek pour 24€. Il ne faut surtout pas oublier ses 4 photos passeports, sinon on est bon pour revenir. Cependant, tout est beaucoup plus rapide à Pokhara, ville de départ pour la majorité des treks dans la région des Annapurnas.

Une fois la paprasserie administrative réglée, nous avons pris le bus pour Pokhara.

lundi 16 mars 2009

Varanasi ou Bénarès

Notre chauffeur a conduit les 5h de trajet qui sépare Agra de l'aéroport de Delhi pour que nous puissions prendre notre vol à destination de Varanasi.

Varanasi est mieux connue sous le nom de Bénarès, pour les francophones. Ville située au bord du Gange où les indiens viennent mourir pour terminer le cycle de leurs réincarnations. Cette ville est symbolisée par ses innombrables bûchers crématoires le long des ghats bordant le fleuve sacré.

Nous sommes arrivés dans un aéroport trop petit où l'on a dû se battre rien que pour atteindre le tapis qui charriait les bagages. Celui-ci était tellement minuscule comparé à la masse des objets à décharger. Plutôt, folklorique comme arrivée.

Nous avons été accueilli par notre nouveau chauffeur qui portait un nom de dingue, Babalou. Il nous a amené à l'hôtel et laissé tranquille jusqu'au lendemain.

Réveil à 4h30 pour aller faire une balade en bateau sur le Gange avant le lever du soleil. Les ghats sont des espèces de débarcadères où les pélerins viennent se purifier avec l'eau de l'un des fleuves les plus pollués au monde (1,5 millions de bactéries aux 100ml, alors que la norme est inférieure à 500). A 5h30, il y règne déjà une vie étonnante. Ca passe d'un groupe d'indiens qui fait du yoga, d'un sadu qui prend des poses de pantin désarticulé sans la moindre difficultés, de gens qui viennent faire leurs ablutions matinales, se baigner ou des familles qui font brûler leurs morts.

Suite à ce spectacle hors du commun, Babalou nous a emmené visiter deux ou trois temples dans la ville, ainsi que le campus immense qui compte plus de 40'000 étudiants dont 10% d'européens.

Nous avons passé l'après-midi à déambuler dans la ville et à apprécier les scènes de rue comme le dentiste local accroupi à côté du caniveau qui arrache les dents de ses patients, les chauffeurs de pousse-pousses qui tapent le carton, les mères qui font la toilette de leurs enfants sur le trottoir avec une eau douteuse, les mendiants qui survivent en passant inaperçu au milieu de la cohue des pèlerins, les vendeurs et les rabatteurs en tout genre qui rêvent de grapiller quelques roupies de plus à l'arrivée d'un blanc dans leur champ de vision, ...

Tout ceci nous a mené du côté des ghats de crémation. Ceux-ci nous intriguaient depuis notre arrivée. Nous y avons trouvé la vie et la mort à l'état brut. Sans chichis, ni froufrous, ni pleurnicheries, ni déballages de richesses, nous avons vu des cadavres enveloppés dans des étoffes prêts à être mis au bûcher. En scène de fond, un corps inerte qui n'avait pas eu droit à une cérémonie s'éloignait en flottant sur les eaux du Gange.

Nous pensions être choqué par de telles scènes, mais en Inde la perception des choses est différente. Nous avons donc vécu ça tout à fait normalement, sans dégoût.

samedi 14 mars 2009

Agra et le Taj Mahal

Une bonne journée de route pour rejoindre Agra depuis Jaipur, mais ça vaut vraiment le détour. C'est en effet à Agra, que l'on peu découvrir le majestueux Taj Mahal.

Nous avons donc pu visiter notre 6ème merveille du monde lors d'un après-midi ensoleillé au milieu d'une foule impatiente de découvrir ce symbole de l'Inde. Il faut quand même savoir que la visite coûte 20 roupies pour les indiens et 750 roupies pour les étrangers (soit CHF 20.- qui est une vraie fortune ici). Vous imaginez si l'on avait la même politique vis-à-vis des étrangers chez nous ???

Reste cependant que le Taj Mahal est une pure merveille. Les photos que nous avions déjà pu voir n'étaient pas des montages. C'était vraiment à couper le souffle. Les jardins sont magnifiques. La pureté et la blancheur de l'édifice contraste réellement avec la crasse, la saleté et la puanteur indienne. On se demande comment on peut retrouver une telle beauté au beau milieu de tout ça. Il paraîtrait que le meilleur moment pour le visiter est à l'ouverture à 6h du matin, mais je pense que ça reste magique en permanence.

Ensuite, on a été faire un tour du côté de la forteresse qui offre une jolie vue sur le Taj Mahal, mais nous avons décidé de faire l'impasse sur la visite ... on avait déjà vu trop de forts ... c'est fort !!!

jeudi 12 mars 2009

Jaipur

Nous sommes arrivés dans la ville de notre chauffeur pour l'heure du déjeuner et celui-ci c'est empressé de nous inviter. On a pas vraiment eu le choix et on a pu découvrir une micro-bâtisse de deux pièces construite sous un pylône de lignes hautes tension. On a eu droit à un ragoût de tripes de mouton ... trop cool ... auquel on a fait honneur en tentant de réfreiner les spasmes de notre estomac.

Une fois le repas terminé, notre chauffeur a tranquillement été se coucher en nous laissant en compagnie de sa petite famille qui ne parlait pas plus de deux mots d'anglais. Tat s'est fait tatouer les mains à l'henné par la fille de la maison, histoire de ressembler à une vraie indienne. On a finalement réussi à réveiller le pacha pour qu'il nous laisse visiter la ville.

De jolis bâtiments au centre de Jaipur marquent le centre touristique. On y trouve le City Palace et le Hawa Mahal, palais des vents, qui compte parmis les plus célèbres de la ville. On s'est baladé parmi les milliers d'échoppes qui bordent les artères surpeuplées du centre ville. On a eu la chance d'y trouver un bon resto aseptisé pour soulager notre estomac de notre dernier repas ...

Le lendemain, nous sommes partis visiter le palais fortifié d'Amber qui se trouvait être l'ancienne capitale de l'état de Jaipur. En se baladant sur la crête des montagnes, on dispose d'une jolie vue sur la région. Si on pousse jusqu'à la forteresse de Jaigarh, on peut y découvrir le plus grand canon sur roues au monde dont les locaux sont très fiers.

Deux jours étaient suffisants pour nous imprégner de la ville, car nous commencions à nous lasser des visites et nous attendions impatiemment la visite du Taj Mahal à Agra.

mardi 10 mars 2009

Pushkar

Après 5h de voiture, nous avons pu découvrir la jolie petite ville touristique de Pushkar. En plus, nous y sommes arrivés le 11 mars, la veille du « Holy Festival » ou « Festival des couleurs ».

La ville est à taille humaine et permet de se balader facilement dans les ruelles bordées d'échoppes alléchantes pour les touristes roots. On a profité d'en faire le tour avant que le festival commence. Poussés par des brahmanes arnaqueurs de touristes, nous avons été faire des prières pour nos familles au bord du lac sacré. Nous n'avons pas cédé à la pression des prêtres de nous délester de nos précieuses roupies comme ils nous le suggéraient de manière trop insistante.

La ville de Pushkar est réputée pour sa rave party au milieu du marché lors du Holy Festival. Normalement, tous les indiens de la ville se balade avec leurs sacs de peintures en poudre ou liquide dans la rue et se badigeonnent avec, mais avec l'ambiance de la rave party, ça dégénère vite en bataille de peinture entre groupes et les badauds ne sont pas épargnés.

Etant quelque chose d'unique, nous voulions voir ce que c'était. A peine étions nous dans les rues que nous avons compris que l'ambiance n'étaient pas si bon enfant que ce que l'on pensait. Les indiens qui ne peuvent pas toucher des femmes indiennes étaient comme des dingues lorsqu'ils voyaient des occidentales qu'ils tentaient plotter gentiment en même temps qu'ils les aspergaient de peinture. Voyant que cette fête pouvait vite dégénérer, nous nous sommes réfugiés dans un cyber café avant de rejoindre l'hôtel.

Par la suite, nous avons appris que l'ambiance dans les autres villes pendant le Holy Festival était quand même beaucoup plus saine et gentillette.

dimanche 8 mars 2009

Bundi

Une immense forteresse qui domine la vallée depuis le sommet d'une montagne. Nous logions dans l'unique hôtel des remparts qui offrait une jolie vue sur le fort. Malheureusement, nous étions tellement mal que nous n'avons rien pu visiter.

Par ailleurs, nous avons pu tester la médecine ayurvédique, car il n'y avait pas une seule vraie pharmacie en ville. « No english medicine, no side effect », comme se plaisaient à nous rappeler les indiens. Ben, ça marche du tonnerre et en 24h, nous étions à nouveau sur pattes.

jeudi 5 mars 2009

Udaipur

Ville splendide au bord d'un lac où se trouve une île avec l'un des hôtels les plus renommés de l'Inde. Nous logions dans une bâtisse magnifique du centre ville avec une terrasse qui surplombait la ville. On a pu y visiter encore un palais et des temples. On commençait à en avoir marre.

Nous avions trois jours dans la même ville. Un must depuis le début de notre tour et nous avons pu prendre le temps de nous reposer. On a même été suivre des cours de yoga le matin à 8h dans le pays qui a donné le jour à cette discipline.

Nous y avons retrouvé Valérie et Ivan pour une soirée et avons eu la mauvaise idée de manger sur la terrasse de l'hôtel, car nous avons été malade comme des chiens les deux jours suivants, alors que nous avions mangé dans la rue tous les autres jours sans aucun problème.

Le pire, c'est que nous avions 7h de route dans la journée pour rejoindre la ville de Bundi. Tatiana était encore épargnée pendant le trajet, mais moi je jouais les vomitos toutes les 30 minutes pour tester les bas côtés des routes indiennes.

mardi 3 mars 2009

De Jodhpur à Ranakpur

Visite éclair au fort de Jodhpur où l'on a eu droit aux pronostiques de l'astro-palmiste (diseur de bonne aventure qui lit les lignes de la main, en décrypté) du palais concernant notre avenir.

Jodhpur est surnommée la ville bleue, car la majorité des bâtiments sont peints de cette couleur. Sûrement à cause d'un stock de peinture trop important acheté à l'époque qu'ils n'ont jamais réussi à écouler.

La ville est grande et dispose d'un énorme marché que nous n'avons pas eu le temps de visiter à cause d'un timing trop serré. Moins de 24h après notre arrivée, nous repartions pour la paisible Ranakpur.

Ranakpur n'est même pas un village, il n'y a rien à part les magnifiques temples Jaïns remplis de milliers de sculptures, toutes différentes. Le jeu consiste à rechercher les positions du kamasutra cachées un peu partout par les sculpteurs un peu pervers.

Nous n'aurions pu y faire qu'une halte de 2h, mais ce fut agréable de pouvoir se reposer sur la terrasse de notre hôtel en pleine verdure.

J'ai par contre eu la mauvaise idée de vouloir essayer le béthel (sorte de tabac à chiquer) que notre chauffeur consommait quotidiennement. En 15 minutes, j'avais la tête qui tournait et juste après j'ai pu vomir comme dans les films par jets de 2 mètres. Je me suis vidé en une heure, et comme ça allait mieux, nous avons pris la route pour rejoindre Udaipur.

dimanche 1 mars 2009

Jaisalmer

La ville la plus reculée de notre périple à quelques dizaines de kilomètres du Pakistan. La frontière semble bien gardée vu tous les véhicules de l'armée que nous avons croisé sur la route.

Nous avons beaucoup aimé cette ville fortifiée, perchée sur une colline qui surplombe le désert. Des immenses remparts et un fort qui abrite un magnifique palais qui menace de s'effondrer dans les siècles avenir dû à la surconsommation d'eau. On y visite également des temples jaïns remplis de sculptures du sol au plafond.

On a pu se balader dans les petites ruelles qu'il fallait partager avec les motos, les vaches, les cochons (qui ressemblent plus à des sangliers), et les rabatteurs des échoppes environnantes. Pour nous, l'Inde c'est les couleurs, la saleté et les odeurs qui passent des épices à la pisse sans crier gare.

Une première journée pour visiter la ville et une deuxième pour effectuer un safari à dos de dromadaires dans le désert. Enfin, ils appellent ça safari, mais ça s'apparente plus à une balade de 3h pour aller voir le coucher du soleil depuis la seule dune de sable à des kilomètres à la ronde.

Repas au campement le soir avec un groupe de quatre français, bien cool, rencontré sur place, puis nouvelle sortie sur une charrette tirée par un dromadaire pour aller dormir dans le désert avec les bébêtes, hein Tat ? Nous avions des mini-matelas trop courts et un petit duvet pour nous couvrir, car ça caille la nuit dans le désert. C'était super, j'avais même les pieds qui dépassaient dans le sable ...

Le Rajasthan nous donne l'impression de nous trouver dans un pays arabe. On sent vraiment l'influence que leurs voisins en quête de nouvelles terres ont laissé dans la région.